Qu’est-ce que le miel bio ?

Produit naturel fabriqué par les abeilles, le miel ne peut être que sain, pensez-vous. Pourtant, c’est loin d’être le cas. Le miel est même l’un des produits les plus contaminés par les agents chimiques. Voilà pourquoi aujourd’hui certains apiculteurs proposent du miel bio. Mais concrètement, qu’est-ce que c’est ? Zoom sur un miel bon pour la santé et pour la nature.

miel

Comment le miel peut-il être bio ?

Pour la plupart des produits, la mention bio signifie qu’ils sont issus d’une agriculture dénuée d’agents chimiques nocifs. Par exemple, votre confiture bio vous garantie des fruits sans pesticides, il en est de même pour les couettes en coton bio. Quant à vos petits biscuits bio, vous pouvez lire sur l’étiquette qu’ils sont composés uniquement de produits issus de l’agriculture biologique. Mais pour le miel, qu’en est-il, puisqu’il est produit naturellement par des abeilles et non par l’homme ? Ici, pour porter le label bio, le miel est strictement réglementé par un cahier des charges à dimension européenne. Une certification si exigeante que seuls 300 apiculteurs français peuvent l’afficher.

Que garantit le label biologique ?

Le cahier des charges réglemente non seulement la zone de butinage des abeilles, mais également les méthodes d’extraction du miel. Un miel estampillé bio garantit un éloignement d’au moins 3 km entre les ruches et les sources de pollution telles que les autoroutes, les décharges ou encore les villes. Les ruches doivent être situées dans un rayon de 3 km de cultures bio. Les ruches et les cadres doivent être bâtis en matériaux naturels, quant aux abeilles, elles ne doivent manger que leur miel. Enfin, les apiculteurs bio n’ont pas le droit d’utiliser de répulsifs chimiques pour récolter le miel ni de l’extraire à chaud. Dernier point : un miel bio est un miel pur. Les mélanges avec les miels importés sont formellement interdits, pour préserver le goût du produit et la santé du consommateur.

Pour tout connaitre des produits bio, rendez-vous sur une boutique bio en ligne !

Enregistrer

Enregistrer

Du matériel pour entretenir et protéger sa ruche

Matériel d’entretien ruche, matériel apicole,  peinture protection ruche

Tout bon apiculteur qui se respecte doit savoir entretenir et protéger sa ruche au fil du temps pour garantir la pérennité de ses abeilles et de sa production de miel. Parmi tout le matériel apicole existant, il y a plusieurs produits et outils nécessaires pour répondre à ces deux besoins.

ruches

source : Free Digital Photo

Huile de lin et peinture : les  protections de ruches

Huile naturelle qui n’éloigne pas les abeilles, l’huile de lin est particulièrement adaptée pour une première protection de la ruche.  Son rôle va être de nourrir le bois et d’éviter la pénétration de l’eau dans celui-ci. Plusieurs méthodes d’application existent (trempage à chaud, application au pinceau) mais l’application au pinceau d’huile bien chaude reste la meilleure solution pour une pénétration rapide de l’huile au cœur du bois de la ruche.

D’autres protections existent : les lasures et peintures pour ruches. La plus utilisée d’entre elles étant le Thermopeint, peinture à base de pigments d’aluminium, aux propriétés fongicides et hydrofuges.

Même si l’intérieur de la ruche ne nécessite pas de protection, l’huile de lin naturelle peut être utilisée en cas de trempage à chaud. En revanche, les lasures et peintures sont strictement réservées à la protection extérieure de la ruche.

plateaux pour ruches

source : Free Digital Photo

Entretenez les différents éléments de votre ruche

Vous le savez mieux que tous, une ruche se compose de plusieurs éléments complémentaires et nécessaires au bon fonctionnement et à l’établissement d’une colonie d’abeilles. Chaque pièce doit pouvoir être entretenue, réparée ou remplacée grâce à différents éléments que vous pouvez facilement vous procurer auprès de spécialistes :

  • Hausses,
  • Plateaux,
  • Couvre-cadres isolants,
  • Grilles à reine,
  • etc.

L’entretien régulier peut ne pas être suffisant, auquel cas il est nécessaire de remplacer vos ruches par des produits complets et neufs qu’il conviendra alors de traiter avec les solutions présentées plus haut.

Spécialiste du matériel d’apiculture, Leygonie Apiculture propose une large gamme de matériel et d’accessoires en vente sur leur site internet pour la protection et l’entretien des ruches :  il vous est possible d’en savoir plus ou de passer votre commande sur www.ets-leygonie.net

L’apiculture : du nectar au miel

Miel
Processus de transformation du nectar en miel commence par le transfert du de la récolte de l’abeille butineuse à l’abeille ouvrière. Les sécrétions glandulaires de l’abeille favorisent la transformation du nectar en miel qui est par la suite entreposé dans les alvéoles sellés. La température, l’humidité et l’aération à l’intérieur de la ruche entre dans la production du miel.

Le goût, la couleur et la texture du miel dépendent de l’environnement où butinent les abeilles.

La teneur en eau du miel est de 20 %  et de 80 % pour le sucre spécialement le fructose et le glucose. L’acide gluconique dont le pH est de 3, permet la  conservation  pour une longue durée du miel.
Le miel regorge de vertus thérapeutiques  et il est conseillé pour le traitement d’un large éventail  de troubles :

  • le miel d’acacia : apaisant et bon régulateur intestinal
  • le  miel de bruyère : voies urinaires, articulations,
  • le  miel châtaignier : circulation sanguine, fatigue,
  • le  miel d’eucalyptus : système respiratoire,
  • le miel de lavande : maux de tête, brûlures, blessures et piqûres légères,
  • le miel d’oranger : sédatif, antispasmodique, calmant bio pour les enfants
  • le miel de romarin : stimulant du foie, antifatigue
  • le miel d’aiguilles du sapin: apaise les maux et infractions de la gorge et des bronches
  • le miel de tilleul : riche en sels minéraux, calme les douleurs gastriques, les migraines et favorise le sommeil.
  • le miel de tournesol : améliore circulation sanguine

La cristallisation n’affecte en aucun cas les qualités nutritives et thérapeutiques du miel. C’est un phénomène naturel occasionné par la forte teneur en glucose du miel ce qui facilite sa cristallisation.

miel, nectar, transformation du nectar, vertus thérapeutiques du miel, variétés du miel

La production de la gelée royale

La gelée royale est le produit de luxe de la ruche. Sécrétée par les glandes hypo-pharyngiennes et les glandes mandibulaires des abeilles nourrices. De couleur blanchâtre et d’aspect gélatineux, la gelée royale est la nourriture exclusive de la reine et de la larve royale.

Riche en vitamine, minéraux, oligo-éléments et en acides aminés essentiels, la gelée royale stimule la ponte de la reine (2000 œufs /jours).

Les aspects nutritionnels de la gelée royale ont fait de ce produit de la ruche un aliment hautement recommandé pour les sportifs. Elle également prescrite pour les personnes atteinte d’anémie et de troubles immunitaires.

La gelée royale est aspirée grâce à une pompe spéciale est doit être conserver dans des pots en verre à une température de 2 à 4 °C.

gelée royale, nourriture de reine

Gérer l’essaimage des abeilles

L’essaimage est le mode de reproduction naturel des colonies d’abeilles mellifères caractérisé par la fission de la colonie.

Une partie des abeilles quitte la ruche avec l’ancienne reine pour fonder une nouvelle colonie. Elle cède la place à la nouvelle reine.

L’essaimage se déroule généralement au mois de mai et de juin. L’essaim se pose temporairement à proximité du rucher pour quelques heures ou quelques jours. C’est à ce moment que doit intervenir l’apiculteur pour récupérer la nouvelle colonie.

La récupération de l’essaim se fait par brossage ou secouage de la colonie pour la faire tomber dans un récipient. Mais tout dépend également de la taille de l’essaim et de la hauteur et le support sur lequel il s’est accroché.

Les causes de l’essaimage naturel :

* la ruche est trop petite pour la colonie ou les pontes de la reine.

* la température à l’intérieur de la ruche est trop élevée.

* la quantité de miel produite est très abondante.

* l’emplacement de la ruche n’est pas tranquille.

Pour contrôler son rucher, l’apiculteur peut procéder à des opérations d’essaimage artificiel. Le but de l’essaimage artificiel est donc d’augmenter le nombre de colonies et de prévenir au maximum le phénomène d’essaimage naturel qui conduit à une perte d’abeilles pour l’apiculteur.
Les ruches sélectionnées pour faire des essaims sont celles qui sont très populeuses et très actives qui supporteront le mieux cette division.

essaimage d’abeilles, essaimage naturel, essaimage artificiel, gestion essaimage, élevage de reine d’abeilles

La cire d’abeilles

Naturelle et bio, la cire est produite par les abeilles ouvrières. Cette cire est sécrétée par les glandes cirières et mélangée aux substances salivaires de l’abeille pour la rendre malléable.

Les colonies d’abeilles ont besoin de la cire pour bâtir les rayons où stocker le miel et couver ses larves.

La cire est récupérer à la suite de la récoltée du miel. Les rayons vidés de leur précieux liquide, ils sont dissous par exposition à la chaleur et récupérer sous forme de plaque ou de blocs.

La cire obtenue est ou bien utilisée pour  garnir de nouveaux cadres ou comme ingrédient pour d’autres activité. Elle utilisée dans les industries cosmétique et pharmaceutique et pour la réalisation de bougies naturelles. Dans l’industrie agroalimentaire, la cire d’abeille est utilisée comme agent de glaçage et pour couvrir certains fromages.

cire d’abeille, cire bio, cire naturelle, cire à bougie naturelle

L’apiculture : une affaire de reine

Reine Abeille

L’abeille est un insecte hautement social organisé dans une colonie gérée par la reine. Chaque individu joue un rôle précis et participe activement à la survie de la colonie :

La reine, mère des abeilles : une colonie d’abeille ne dispose que d’une seule et unique reine. La reine est issue d’un œuf fécondé, dont la larve est nourrie à la gelée royale.

La fécondation de la reine est assurée par les faux-bourdons ou mâles (issus d’un œuf non fécondé) suite un vol nuptial à l’extérieur de la ruche. Une reine peut pondre jusqu’2000 œufs par jour. La reine communique avec les ouvrières grâce à la phéromone.

La durée de vie d’une reine est estimée à 5 ans. Pour une ponte régulière, il ne faut garder la reine que 2 ans au maximum.

Quand la colonie est bien développée, la reine quitte la ruche pour céder la place à une nouvelle reine : c’est l’essaimage. La reine sortante emmène avec elle la moitié des abeilles.

Les abeilles ouvrières : la majorité de la population dans une ruche est constituée d’abeilles ouvrières : des femelles stériles. Elles s’occupent de toutes les activités indispensables à la survie de colonie : rapportent le nectar, la propolis et l’eau, nourrissent les larves, bâtissent les rayons de cire, gardent et ventilent la ruche et transforment le nectar en miel.

La durée de vie d’une abeille ouvrière est de 6 semaines à 6 mois en fonction des saisons et de la tâche qu’elles occupent dans la colonie.

Les faux-bourdons : issus d’un œuf non-fécondé, le faux-bourdon est sans dar, dont la seule et unique mission et de féconder la reine s’il parvient à s’accoupler avec elle et il meurt pendant ou juste après l’acte.

reine des abeilles, abeilles ouvrières, abeilles butineuses, larves d’abeilles, faux-bourdons

L’équipements de l’apiculteur

Enfumoir et leve-cadres

Pour pratiquer l’apiculture, il faut disposer en plus de la connaissance des abeilles et de leur environnement, d’un ensemble d’outils et d’équipements pour optimiser l’exploitation d’un élevage d’abeilles à miel.

Ruches : à chaque colonie d’abeille butineuse correspond une ruche où elle se régénère, produit et conserve son précieux produit : le miel.

Une ruche standard est constituée de haut en bas du toit, le couvre cadre, la hausse, le corps, le plancher et le plan d’envol. Modulaires, certains modèles de ruches peuvent êtres agrandis par empilement vertical d’éléments. D’autres sont agrandis latéralement et ce par l’ajout de cadres.

L’espace qu’offre la ruche doit corresponde au nombre d’abeilles (entre 50.000 et 80.000) et leur productivité. Il important de bien choisir l’emplacement de la pose du rucher : ombragé avec un minimum d’ensoleillement, à l’abri du vent, à proximité des plantations…

Cadres : une ruche peut accueillir plusieurs cadres et ce, en fonction du nombre de caisses et de hausses. Dans une ruche simple, il est possible d’installer de 8 à 12 cadres.
Combinaison : pour appréhender une colonie d’abeilles de près de 50.000, il est indispensable de porter une combinaison spécifique à l’apiculture de couleur claire. Elle est utilisée avec des gants et de la voile au niveau du visage pour protéger l’apiculteur des piqûres d’abeilles.

Enfumoir : emblème de l’apiculture, l’enfumoir est un outil composé d’un soufflet et d’un corps de chauffe qui sert à contenir les abeilles durant la récolte du miel et les actions de contrôle des ruches grâce à la fumée qu’il dégage. Pour produire de la fumée, toutes les matières végétales peuvent servir de combustible : foin, écorces d’arbres… Après chaque utilisation, il faut bien nettoyer l’enfumoir et éliminer le goudron.

Lève-cadres : outil indispensable pour l’apiculteur, le lève-cadres est utilisé pour ouvrir la ruche et lever des cadres. Il sert également à gratter la propolis et l’excès de cire.

Extracteur : après la récolte et pour extraire le miel, les cadres de cire gorgés de miel sont désoperculés (pour retirer la fine pellicule qui bouche les alvéoles) et placés dans l’extracteur. Cet appareil fait tourner progressivement les cadres et par la force centrifuge, le miel est éjecté des alvéoles et assemblé au fond de la cuve. Deux modèles d’extracteurs de miel sont disponibles sur le marché : l’extracteur à manivelle et l’extracteur à moteur électrique.

Trappe à pollen : comme l’indique son nom, c’est une sorte de grille qui contraint l’abeille à laisser le pollen collé à ses pattes antérieures afin de pouvoir d’entrer dans la ruche. Le pollen bascule ensuite vers une cuve installée sous le plan d’envol.
La brosse à abeilles : aide l’apiculteur à balayer délicatement les abeilles des cadres. La brosse est équipée de longs poils soyeux.

ruches, cadres, essaim, enfumoir, Lève-cadres, Extracteur de miel, Trappe à pollen

Apiculture : quelle race d’abeille à miel choisir ?

Apiculture

Pour développer votre activité d’apiculture et mettre en place un élevage d’abeilles domestiques, vous devez tout d’abord sélectionner minutieusement la race d’abeille.
Il existe dans le monde plus de vingt mille espèces d’abeilles, dont quatre réputées pour leur production de miel : Apis Mellifica, Apis Cerana, Apis Dorsata et l’Apis Florea.
En Europe, l’espèce qui domine est l’Apis Mellifica et ses sous-espèces :

  • Apis Mellifica Mellifica (abeille noire commune)
  • Apis Mellifica Ligustica (abeille italienne)
  • Apis Mellifica Caucasia (abeille du Caucase)
  • Apis Mellifica Carnica (abeille carniolienne)
  • Buckfast : résultat du croisement des sous-espèces d’abeilles Apis Mellifera Mellifera et Apis Mellifera Ligustica

Chaque espèce d’abeille se distingue par son anatomie : taille de l’abdomen, longueur de la trompe, envergure des ailes…
La productivité et la résistance aux maladies des abeilles dépendent de l’environnement immédiat de la ruche : flore abondante, zéro insecticide, contrôle régulier contre parasites…
La production annuelle moyenne en miel d’une ruche sédentaire est estimée à 14 Kg par ruche et 22 Kg pour la ruche transhumante.

races d’abeilles, Apis Mellifica Mellifica, Apis Mellifica Ligustica, Apis Mellifica Caucasia, Apis Mellifica Carnica, Buckfast

Aspect réglementaire de l’apiculture

L’article 211-6 du code rural détermine les distances à respecter entre les ruches et les propriétés voisines ou la voie publique. Attention, les distances sont variables selon les départements, elles sont fixées par des arrêts préfectoraux, on devra donc se renseigner à la préfecture.

L’article 211-7 du code rural indique que les maires des communes prescrivent aux propriétaires des ruches toutes les mesures qui peuvent assurer la sécurité des personnes, des animaux et aussi la prévention des récoltes de fruits.

Tout apiculteur qui commercialise le produit de ses ruches doit tenir un registre d’élevage, prévu par l’article 253-II du code rural.

Un arrêté en date du 5 juin 2000 en a fixé les modalités et le caractère obligatoire à partir du 30 juin 2000. Ce registre d’élevage doit contenir les déclarations relatives au rucher (déclaration DSV), les certificats sanitaires délivrés éventuellement par un agent sanitaire, et l’enregistrement des traitements effectués sur les ruches en faisant apparaître la nature des médicaments (nom commercial ou substance active), la quantité administrée, les dates de début et fin de traitement et les ruches concernées.

Il doit contenir aussi le cas échéant les résultats d’analyse obtenus en vue d’établir un diagnostic ou d’apprécier la situation sanitaire des abeilles. Le registre d’élevage doit être conservé pendant une durée minimale de 5 ans suivant l’année de prise en compte de la dernière information enregistrée.

apiculture, législation apiculture, impôts apiculture